1884-1934
Etats-Unis
Réalisateur

John Francis Dillon (souvent appelé Jack Dillon) commence sa carrière d’acteur en 1913, chez Keystone et à la Biograph avec D. W. Griffith. Un an plus tard il commence à se diriger lui-même dans des courts métrages pour différents studios. Dès 1914, il s’essaie à la réalisation et met en scène de nombreux courts-métrages. C’est ainsi que chez Vogue en 1916 il dirige la future vedette Priscilla Dean par exemple dans Heaven Will Protect a Woiking Goil et où il joue parfois lui-même des héros beaux mais incompétents comme dans Love, Dynamite and Baseballs.
Ere du Jazz et flappers
Il passe aux longs-métrages à partir de 1917, avec notamment plusieurs films avec Olive Thomas comme Indiscreet Corinne (1917), Betty takes a Hand (1918) et Love’s Prisoner (1919). Il dirige également Jack Pickford dans la comédie Burglar by Proxy (1919).
Tout en continuant à jouer dans les années 20, John Francis Dillon établit sa réputation surtout comme réalisateur, avec des mélodrames et comédies à succès qui reflètent l’atmosphère de l’âge du Jazz : Suds [Rêve et Réalité] (1920) avec Mary Pickford, Lilies of the Field (1924) avec Corinne Griffith, et The Half-Way Girl (1925), avec Doris Kenyon. Il tourne surtout trois films avec la quintessence de la flapper, Colleen Moore, Flaming Youth (1923), The Perfect Flapper (1924) ou We Moderns (1925). Mais il réalise aussi une comédie romantique sur fond de guerre, Midnight Lovers (1926) avec Anna Q. Nilsson, des aventures martimes, The Sea Tiger (1927) avec Milton Sills, et Scarlet Seas avec Richard Barthelmess, et un mélodrame judiciaire, The Noose (1928) à nouveau avec Barthelmess.
Le parlant

Avec le parlant il adapte la comédie musicale Sally (1929) avec Marylin Miller, retrouve Barthelmess pour The Finger Points (1931), et dirige Evelyn Brent dans Pagan Lady (1931), Dorothy Mackaill dans le mélodrame The Reckless Hour (1931), et Helen Twelvetrees dans Millie (1931). Il s’oriente alors vers la comédie musicale et les policiers, avec des films à petit budget mais dirige cependant le meilleur parlant de Clara Bow en 1932, le mélodrame romantique Call Her Savage. Il meurt prématurément d’une crise cardiaque pendant une réception à Beverly Hills.