Bancroft (George)

1882-1956

Etats-Unis

Acteur

Diplômé de l’Académie Navale d’Annapolis, George Bancroft sert brièvement dans la marine, mais décide de se tourner vers le show business. Il est d’abord directeur de théâtre, puis « Black Face » dans un Minstrel Show, avant de s’orienter vers le théâtre plus classique. En 1923 il est acteur à Broadway où il joue dans plusieurs comédies musicales. Entre temps, il fait ses débuts au cinéma en 1921 avec The Journey’s End de Hugo Ballin.

Les débuts : westerns et films d’aventures

George Bancroft tourne ensuite notamment deux westerns avec Tom Mix, en particulier The Rainbow Trail (1925) de Lynn Reynolds où il est un chef de bande. Il finit par imposer sa haute stature et ses traits rudes dans des rôles de gros bras. On le remarque alors la même année dans le rôle de Jack Slade dans The Pony Express de James Cruze, et l’année suivante dans une autre épopée historique de Cruze, cette fois dans le monde des marins, Old Ironsides. En 1927 il est un ouvrier agricole un peu fruste et violent dans White Gold [La Toison d’Or] de William K. Howard, et un cowboy en fuite engagé dans les volontaires de Teddy Roosevelt dans The Rough Riders, film perdu de Victor Fleming.

Von Sternberg et les films de gangsters

George Bancroft trouve ses meilleurs rôles pour la Paramount avec Josef von Sternberg dans les films de gangsters de la fin des années 20. Dans Underworld [Les Nuits de Chicago], il est Bull Weed, un des chefs de la pègre de Chicago. The Docks of New York [Les Damnés de l’Océan], avec Betty Compson, est un mélodrame sur les bas-fonds de la ville. Dans The Dragnet [La Rafle] et Thunderbolt (1929), il est à nouveau un chef de la pègre, doté d’un poing meurtrier.

Le parlant

Ce dernier film lui permet de gérer sans problème la transition vers le parlant puisqu’il reçoit une nomination aux Oscars. En 1929 il joue le rôle-titre de The Wolf of Wall Street, sorti juste avant le krach. Il est aussi un gangster devenu héros de la guerre dans The Mighty. Puis en 1930 il est un émigré italien qui a fait fortune dans Ladies love Brutes. L’année suivante il est un patron de presse dans Scandal Sheet et le propriétaire d’un chantier naval dans Rich Man’s Folly d’après Dickens. En 1932 il est un bolchévik convoitant Miriam Hopkins dans The World and the Flesh.

George Bancroft obtient un dernier grand rôle dans Blood Money (1933) de Rowland Brown, où il escroque sans pitié les riches héritières. Mais au cours des années 30 il perd peu à peu les premiers rôles au profit d’une nouvelle génération d’acteurs. Il doit se contenter de rôles de composition variés, comme le patron de journal MacWade dans Mr Deeds Goes to Town (1936), quelques capitaines au long cours, et surtout le marshal Curly Wilcox, l’homme de la loi au grand cœur, dans Stagecoach de John Ford (1939). Il incarne encore un Texas ranger à la poursuite d’un meurtrier dans North West Mounted Police (1940) de Cecil B. DeMille, avant de se retirer dans son ranch en Californie en 1942.

Sources et ressources

IMDB ; Wikipedia

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