1901-1961
Etats-Unis
Acteur

Né à Helena dans le Montana, Frank Cooper passe son enfance au Royaume-Uni avec sa mère et son frère aîné. Il revient en Amérique à l’âge de treize ans et rejoint son père qui possède un ranch de bétail au Montana. C’est là qu’il apprend à monter à cheval. A la fin de ses études d’agriculture, en 1923, il s’installe à Los Angeles avec l’idée de gagner sa vie comme dessinateur pour la publicité. Après trois mois d’insuccès, il commence à travailler comme figurant pour le cinéma, notamment grâce à son talent de cavalier.
Premiers rôles au cinéma
Il joue ainsi des petits rôles dans des westerns avec en vedette Jack Holt ou Tom Mix. Il change alors son prénom pour celui moins courant de Gary sur les conseils de son agent, Nan Collins, originaire de la ville de Gary, Indiana. En 1926, Gary Cooper obtient son premier rôle important dans le film de Henry King, The Winning of Barbara Worth [Barbara, Fille du Désert] produit par Sam Goldwyn.

Mais c’est chez Paramount qu’il signe un contrat cette même année. En 1927 il tourne trois films d’affilée avec Clara Bow, avec qui il a une liaison. Il est un journaliste dans It de Clarence Badger, un jeune homme qui hésite entre Clara et Esther Ralston dans Children of Divorce de Frank Lloyd et un aviateur dans Wings [Les Ailes] de William A. Wellman. Il joue aussi en vedette un as de la gâchette dans Nevada (1927) de John Waters.
Sa popularité et son expérience d’acteur augmentent rapidement, et il a pour partenaires en 1928 Fay Wray dans The Legion of the Condemned [Les Pilotes de la Mort] de Wellman, Evelyn Brent dans Beau Sabreur, film perdu de John Waters, Florence Vidor dans Doomsday de Rowland V. Lee, et Colleen Moore dans Lilac Time de George Fitzmaurice. L’année suivante il joue un dernier western muet, The Wolf Song [Le Chant du Loup] de Victor Fleming avec sa nouvelle compagne Lupe Velez. Il est aussi dans un film en partie sonore avec Esther Ralston et Emil Jannings, Betrayal [Mensonges] de Lewis Milestone.
Le début du parlant

Avec l’arrivée du parlant sa voix claire et apaisante, sa lente élocution, lui permettent de composer de nouveaux personnages. Marquant l’écran par sa présence physique, grand, ayant une démarche posée et des gestes simples, Gary Cooper occupe l’espace de manière captivante partout où il passe. Son premier film parlant, The Virginian (1929) de Victor Fleming avec Mary Brian, fait définitivement de lui une star, tout en contribuant à établir les codes du western. Il enchaîne l’année suivante avec un autre western, The Texan de John Cromwell, où il retrouve Fay Wray. Dans Only the Brave de Frank Tuttle, il est un capitaine nordiste amoureux d’une belle sudiste, jouée par Mary Brian. Puis en 1931, il guide un convoi dans Fighting Caravans [L’Attaque de la Caravane] d’Otto Brower et David Burton avec Lili Damita.

Morocco [Cœurs brûlés] de Josef von Sternberg avec Marlène Dietrich confirme ce statut avec son rôle de beau légionnaire. Il tourne sans cesse avec les plus grands. Pour Rouben Mamoulian pour City Streets [Les Carrefours de la Ville] (1931), il est un tireur forain attiré par un gang.
Frank Borzage le fait jouer le lieutenant Henry dans A Farewell to Arms [L’Adieu aux Armes] (1932) d’après Hemingway. Pour Marion Gering, il est un lieutenant de sous-marin amoureux de la femme de son capitaine dans Devil and the Deep (1932). Pour Ernst Lubitsch pour Design for Living [Sérénade à Trois] (1933), il est avec Fredric March un des deux hommes amoureux de Miriam Hopkins. Et dans le film à sketches If I Had a Million (1932), il joue le marine incrédule dans la section réalisée par William A. Seiter.
Suite de sa carrière
Il passe ainsi des rôles d’aventurier comme dans The Lives of a Bengal Lancer [Les Trois Lanciers du Bengale] à ceux de jeunes premiers romantiques et naïfs comme Peter Ibbetson, tous deux en 1935 et dirigés par Henry Hathaway. C’est en 1936 que se construit véritablement son personnage d’américain au grand cœur, avec Mr. Deeds goes to Town [L’Extravagant Mr. Deeds] de Frank Capra. Son interprétation lui vaut sa première nomination aux Oscars.
En 1939, il refuse le rôle de Rhett Butler dans Gone with the Wind. L’année suivante il fait la connaissance d’Ernest Hemingway; les deux hommes entament une amitié qui durera jusqu’à la mort. En 1941, il remporte son premier Oscar pour Sergent York. En 1952, il en obtient un second pour le rôle du Marshal Will Kane dans High Noon [Le train sifflera trois fois], considéré par beaucoup comme son meilleur rôle.
Engagé politiquement avec les républicains, il devient catholique en 1958 sous l’influence de son épouse. En 1961, affaibli par la maladie, Gary Cooper ne peut pas aller recevoir l’Oscar d’honneur qui lui est remis, et il meurt quelques semaines plus tard