Dressler (Marie)

1868-1934

Canada, Etats-Unis

Actrice

Leila Marie Koerber est la fille d’un musicien autrichien émigré au Canada. Elle débute sa carrière d’actrice à 14 ans dans des troupes itinérantes du Middle West, et adopte le nom de Marie Dressler. En 1892 elle est à Broadway. Elle rêve de devenir chanteuse d’opérette, mais sur les conseils de Maurice Barrymore (le père de John et Lionel), elle s’oriente vers les rôles de comédie et connaît son premier grand succès en 1896 avec The Lady Slaver. Elle impose alors son physique imposant et ses expressions faciales mi sérieuses, mi comiques. En 1902, elle aide son compatriote Mack Sennett à trouver un travail au théâtre.

Débuts au cinéma chez Mack Sennett

Après un séjour à Londres avec son mari Jim Dalton, Marie Dressler revient à New York en 1909 et poursuit sa carrière dans le vaudeville sur les scènes américaines. Elle débute au cinéma à 42 ans, grâce à Sennett devenu entre temps le patron de son propre studio, qui la convainc de jouer dans l’adaptation de son succès théâtral Tillie’s Nightmare. Ce sera Tillie’s Punctured Romance (1914), face à Mabel Normand et Charlie Chaplin. Elle apparaît ensuite dans quelques comédies dont des suites de Tillie jusqu’en 1918 avant de revenir au vaudeville.

Les comédies familiales

Sa carrière au théâtre décline rapidement dans les années 20 qui font la part trop belle aux jeunes flappers, et elle quitte Broadway en 1926. Son amie Frances Marion vient à son secours et la fait engager à la MGM pour jouer dans The Callahans and the Murphys (1927) de George Hill avec une autre ancienne de chez Sennett, Polly Moran (avec qui elle jouera souvent par la suite dans des comédies burlesques). Elle joue ensuite dans d’autres comédies familiales, The Patsy [Une Gamine Charmante] de King Vidor, où elle est la mère de Marion Davies, et Bringing up Father (1928) de Jack Conway d’après la bande dessinée de George McManus. Elle est également la mère de Corinne Griffith dans The Divine Lady (1929) de Frank Lloyd.

Les grandes années à la MGM

avec Greta Garbo dans Anna Christie, 1930

Après un retour au théâtre avec Edward Everett Horton, Marie Dressler se trouve à nouveau demandée au cinéma avec l’arrivée du parlant. Elle impressionne immédiatement dans le rôle de la vieille Marty dans Anna Christie (1930) de Clarence Brown, où elle accompagne les débuts parlants de Greta Garbo.

A partir de ce moment elle n’arrête plus de jouer, alternant les rôles comiques et les rôles sérieux, et s’installant en tête du box-office jusqu’à sa mort. Frances Marion lui écrit un rôle sur mesure, celui d’une bourgeoise excentrique, dans Let us be Gay (1930) de Robert Z. Leonard. Elle retrouve sa complice Polly Moran dans Politics (1931) et Reducing (1931) de Charles Reisner, et dans Prosperity (1932) de Sam Wood. Elle remporte l’Oscar en 1931 pour Min and Bill de George Hill, face à Wallace Beery, et est à nouveau nommée l’année suivante pour Emma de Clarence Brown, où elle impose le jeune Richard Cromwell.

Marie Dressler continue à enchaîner les succès, avec Tugboat Annie (1933) de Mervyn LeRoy, à nouveau avec Wallace Beery, et Dinner at Eight (1933) dans le rôle d’une actrice de théâtre vieillissante mais alerte et pleine de répartie. Mais l’année suivante elle est atteinte d’un cancer et meurt à 65 ans. Elle est l’auteur d’une autobiographie intitulée The Life Story of an Ugly Duckling.

Sources et ressources

IMDB ; Wikipedia

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