Dresser (Louise)

1878-1965

Etats-Unis

Actrice

Native de l’Indiana, Louise Kerlin étudie le chant et quitte à 16 ans le domicile familial pour suivre une troupe de théâtre et de vaudeville. Devenue la protégée du compositeur Paul Dresser, elle choisit comme nom de scène Louise Dresser. Elle épouse cependant Jack Norworth, rencontré sur le circuit du vaudeville, et tous deux jouent à Broadway en 1906 dans la comédie musicale About Town.

Les années suivantes, Louise s’impose dans les opérettes et les comédies musicales sur la scène new-yorkaise. Remariée en 1908 avec Jack Gardner, autre chanteur célèbre, elle triomphe notamment dans Hello Broadway ! de George Cohan, et dans Have a Heart de Jerome Kern.

Débuts au cinéma

C’est alors qu’elle décide, avec son mari, de tenter sa chance à Hollywood, et elle fait ses débuts au cinéma à 44 ans, dans The Glory of Clementina (1922) de Emile Chautard. Elle poursuit sa carrière auprès de Gloria Swanson dans Prodigal Daughters (1923) de Sam Wood, et de Ricardo Cortez dans The city that never sleeps (1924) de James Cruze.

Oubliant sa carrière de chanteuse, elle interprète des personnages forts, comme la star déchue de The Goose Woman (1925), et l’Impératrice de Russie Catherine II, face à Rudolph Valentino, dans The Eagle [L’Aigle noir], deux films de Clarence Brown. Dans Mr Wu (1927) de William Nigh, elle est la mère qui sauve son fils des griffes du mandarin interprété par Lon Chaney, et la baronne ruinée qui adopte l’héroïne Corinne Griffith dans The Garden of Eden (1928) de Lewis Milestone.

En 1928, elle est l’une des premières actrices à être nominée pour les Oscars, pour son interprétation de Madame Pleznik dans A ship comes in [Sa Nouvelle Patrie], un drame réalisé par William K. Howard. La même année, elle tourne dans ses deux premiers films parlants : Mother knows best de John G. Blystone et The Air Circus de Howard Hawks et Lewis Seiler.

Le parlant

Par la suite, Louise Dresser est notamment la partenaire, à cinq reprises, de Will Rogers, par exemple dans Doctor Bull de John Ford (1933), mais aussi de Al Jolson dans Mammy (1930) de Michael Curtiz. Dans The Scarlet Empress [L’Impératrice rouge] (1934) de Joseph von Sternberg, elle est cette fois l’impératrice Elisabeth, face à Marlene Dietrich en Catherine II, et la même année elle est la mère abusive de Marian Marsh dans A Girl of the Limberlost de Christy Cabanne. En 1937, elle effectue une dernière prestation, sous la direction de Frank Lloyd, dans Maid of Salem. Puis elle se retire définitivement du cinéma et consacre le reste de sa vie à recueillir des fonds pour la fondation Motion Picture Country Home and Hospital de Woodland Hills.

Sources et ressources

IMDB ; Wikipedia

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