Davies (Marion)

1897-1961

Etats-Unis

Actrice

Née en 1897 à Brooklyn, Marion Douras rêve dès l’enfance de se produire sur scène comme ses sœurs aînées, et toutes décident de prendre le nom de Davies. Marion commence sa carrière comme chorus girl, puis chez les Ziegfeld Follies en 1916. Elle débute au cinéma par un reportage de mode, et joue en 1917 dans son premier film, Runaway, Romany mis en scène par son beau-frère George Lederer.

L’année suivante Marion Davies tourne dans The Burden of Proof de John Adolfi et Cecilia of the Pink Roses de Julius Steger. Ce dernier film est produit par le magnat de la presse William Randolph Hearst, qui monte pour elle la Cosmopolitan Pictures. C’est la rencontre la plus importante de sa vie, et le début d’une liaison de 30 ans.

William Randolph Hearst

dans April Folly, 1920

Grâce à l’empire de Hearst, Marion Davies bénéficie d’une promotion comme aucune autre actrice n’en a connue. Blonde aux yeux bleus pétillant, elle a un vrai don pour la pantomime et la comédie, et le démontre de façon éclatante dans ses premiers films. Riche héritière qui doit résister au mariage dans Getting Mary Married (1919) d’Allan Dwan, elle cherche à confondre un voleur de bijoux dans April Folly (1920), et hésite entre deux prétendants dans The Restless Sex (1920), deux films de Robert Z. Leonard.

Elle se remémore ses vies passées dans Buried Treasure (1921) de George Baker, et réincarne la Mégère Apprivoisée dans Enchantment (1921) de Robert Vignola. Elle est une fiancée qui répète une tradition familiale dans The Bride’s Play (1922) de George Terwilliger, une quaker qui se relooke par amour dans Beauty’s Worth (1922), et une jeune fille extravagante dans Adam and Eva (1923), tous deux de Robert Vignola.

Les rôles dramatiques

avec Forrest Stanley dans When Knighthood was in Flower, 1922

Mais Hearst veut faire d’elle une tragédienne. Il la fait jouer dans des films en costumes comme When Knighthood Was in Flower (1922) de Robert Vignola, épopée romantique où elle joue le rôle de Marie Tudor. Little Old New York (1923) de Sidney Olcott se passe dans le New York de 1800, dans Yolanda (1924) de Robert Vignola, elle est une princesse de Bourgogne voyageant incognito, et dans Janice Meredith (1924) de E. Mason Hopper, elle est une héroïne de la Révolution Américaine.

Dans Lights of Old Brodway (1925) de Monta Bell, elle a un double rôle de sœurs jumelles, dans Zander the Great (1925) de George W. Hill, elle est une orpheline à la Mary Pickford, et dans Beverly of Graustark (1926) de Sidney Franklin, elle est une jeune Américaine entrainée dans les intrigues d’une monarchie européenne. Avec The Red Mill (1927) où elle joue une Hollandaise, elle redonne sa chance à Roscoe Arbuckle en tant que réalisateur, et dans Quality Street (1927) de Sidney Franklin, elle est une villageoise anglaise de l’époque géorgienne. Dans The Cardboard Lover (1928) de Robert Z. Leonard, elle est engagée comme fausse fiancée par Nils Asther mais elle se prend au jeu.

Retour à la comédie

dans Show People, 1928

Elle est cependant encore meilleure dans les comédies comme The Fair Co-Ed (1927) de Sam Wood, et surtout deux films de King Vidor. Dans The Patsy (1928) elle réalise des imitations étonnantes de Lillian Gish, May Murray et Pola Negri, et Show People (1928) nous fait rentrer dans les coulisses de Hollywood. Jouant une aspirante actrice, elle rencontre les plus grands noms du cinéma de l’époque dans leurs propres rôles. Et comme dans la vraie vie, elle excelle dans la comédie, beaucoup moins dans les rôles dramatiques.

Sa carrière dans les années 20 est cependant souvent éclipsée par sa relation avec Hearst et son rôle social à San Simeon, et à Ocean House à Santa Monica. Les efforts de promotion de Hearst ont souvent eu un effet contre-productif en l’empêchant de suivre son inclination vers la comédie.

Le parlant

Marion craignait beaucoup l’arrivée du parlant en raison d’un léger bégaiement. Mais elle franchit finalement l’obstacle avec professionnalisme et tourne certains de ses meilleurs films comme Marianne (1929) de Robert Leonard, Not so Dumb de King Vidor et The Florodora Girl (1930) de Harry Beaumont, ainsi que The Bachelor Father (1931) de Robert Leonard.

Sa carrière se poursuit avec Polly of the Circus (1932) d’Alfred Santell avec Clark Gable, et Blondie of the Follies (1932) d’Edmund Golding avec Robert Montgomery. Elle joue dans le remake de Peg o’ my Heart (1933) par Robert Leonard, et dans Operator 13 (1934) de Richard Boleslawski avec Gary Cooper. Mais sa popularité commence à fléchir. Hearst se révèle alors plus une gêne qu’une aide par ses pressions sur les dirigeants de la MGM, qui lui préfèrent souvent Norma Shearer. Elle quitte alors le cinéma après Ever since Eve (1937) de Lloyd Bacon.

San Simeon

Hearst ayant de gros problèmes financiers, elle l’aide à son tour en vendant pour un million de dollars de bijoux. Ne travaillant plus, Marion joue son rôle d’hôtesse à San Simeon, et se lance dans les œuvres de charité. Après la mort de Hearst en 1951, elle épouse Horace Brown et écrit un livre de mémoires, The Times we had, mais meurt d’un cancer en 1961.

Sources et ressources

IMDB ; Wikipedia

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