1885-1981
Canada, Etats-Unis
Réalisateur

Né à Toronto, fils d’un voyageur commercial, Allan Dwan émigre aux Etats-Unis avec sa famille en 1892. Ingénieur électro-mécanicien de formation, il travaille d’abord pour une compagnie d’éclairage, puis rejoint un de ses clients, les films Essanay à Chicago. Il y fait tous les métiers, y compris acteur, avant de devenir réalisateur en 1911. Il tourne d’abord des courts métrages avec simplicité et efficacité, créant les studios Flying A à La Mesa, Californie.
Débuts à Hollywood
Il entre à la Triangle, la compagnie dirigée par D. W. Griffith qui lui apprend la mise en scène et l’utilisation des gros plans et du contre-jour. En 1916, il conçoit un nouveau modèle de caméra-grue pour filmer les décors gigantesques de Intolerance de Griffith. Allan Dwan adapte la pièce David Harum (1915), avec William Crane, et dirige les plus grandes vedettes de l’époque, Mary Pickford dans A Girl of Yesterday (1915), Norma Talmadge dans Panthea (1917) et Marion Davies dans Getting Mary married (1919).
Douglas Fairbanks et Gloria Swanson
Allan Dwan tourne alors une série de films de la première période de Douglas Fairbanks, celle où il est le prototype du jeune Américain, exubérant et plein d’énergie. Citons en 1916 The Good Bad Man, The Habit of Happiness, The Half-Breed, Manhattan Madness, en 1917 A Modern Musketeer, en 1918 Mr Fix-it, Bound in Morocco et He Comes up smiling. Ensuite il réalise pour lui un de ses chefs d’œuvre, Robin Hood [Robin des Bois], et plus tard ce sera The Iron Mask [Le Masque de fer], la suite des Trois Mousquetaires de 1921 réalisés par Fred Niblo.
Pour la Paramount Pictures, il fait tourner Gloria Swanson dans huit films dont quelques-uns de ses meilleurs rôles, Zaza (1923), adaptation d’une pièce de théâtre, A Society Scandal et Manhandled (1924), deux comédies dramatiques et Stage Struck [Vedette] (1925) sur une serveuse qui devient actrice.
La fin du muet
A la fin de la décennie, Allan Dwan réalise encore Tin Gods [Les Dieux de Bronze] avec Thomas Meighan en ingénieur cherchant un nouveau sens à sa vie en Amérique du Sud. East Side, West Side (1926) met en vedette George O’Brien en docker devenu boxeur, et The Joy Girl (1927) Olive Borden en flapper faisant fortune dans les affaires. Tide of Empire (1929) avec Renée Adorée raconte la ruine des propriétaires terriens pendant la ruée vers l’or. Il s’essaie au cinéma sonore dès 1927, avec West Point, un court documentaire sur l’école militaire.
Suite de sa carrière
Dans les années trente, Allan Dwan est employé par la 20th Century Fox, mais travaille en parallèle avec d’autres studios pour lesquels il réalise des dizaines de productions à petit budget. Il dirige cependant Shirley Temple dans Heidi (1937) et Rebecca of Sunnybrook Farm (1938), puis quelques grosses productions comme Suez (1938) avec Annabella et Tyrone Power.
Après un passage à vide de quelques années, Dwan réalise à partir de 1944 pour le producteur indépendant Edward Small une série de comédies reprenant d’anciens titres : Up in Mabel’s Room, Getting Gertie’s Garter, et Brewster’s Millions. En 1949, il réalise pour Republic la plus grosse production de sa carrière, The Sands of Iwo Jima avec John Wayne, et continue ensuite dans les films de guerre et les westerns, comme Cattle Queen of Montana (1954) avec Barbara Stanwyck. Il termine sa carrière en 1961 avec The Most Dangerous Man Alive avant de mourir 20 plus tard, à 96 ans.