1883-1938
Etats-Unis
Actrice

Pauline Frederick, née à Boston, est fascinée par le show business dès son plus jeune âge. Elle étudie le théâtre, la danse et le chant (elle a une très belle voix de soprano), et débute sur scène à l’âge de 17 ans. Remarquée par l’illustrateur Harrison Fisher, elle se fait un nom à Broadway et remporte de grands succès critiques avec The Girl in White en 1906 et Joseph and His Brethren, en 1913. Reconnue comme une star de la scène, elle est bientôt sollicitée par les producteurs de cinéma.
Débuts au cinéma
Pauline fait donc ses débuts au cinéma en 1915, à l’âge de 32 ans, dans The Eternal City de Hugh Ford et Edwin S. Porter. Sa réputation lui permet d’obtenir deux autres succès la même année, Bella Donna et Lydia Gilmore avec les mêmes metteurs en scène. Elle continue les années suivantes et confirme son statut de star en 1917 avec Sapho de Hugh Ford d’après Alphonse Daudet, et l’année suivante avec trois films d’Edward José, Fedora et La Tosca d’après Victorien Sardou, et Resurrection d’après Tolstoï. En 1920 elle donne peut-être sa plus grande prestation avec le rôle de Jacqueline Floriot dans Madame X de Frank Lloyd.
Pauline Frederick rejoint alors la colonie du cinéma à Hollywood, et fait des films pour Samuel Goldwyn. Elle alterne sa carrière au cinéma avec son activité sur scène à New York, jouant notamment dans Three Women (1924) d’Ernst Lubitsch, dans Smouldering Fires (1925) de Clarence Brown où elle est une femme chef d’entreprise qui se sacrifie pour sa sœur. Dans Devil’s Island (1925) de Frank O’Connor, elle impressionne en compagne fidèle d’un chirurgien condamné au bagne.
Le parlant
Grâce à son expérience du théâtre, elle n’a aucun problème pour s’adapter au parlant. Elle joue notamment la mère de Joan Crawford dans This Modern Age (1930) de Nick Grinde, et celle de Richard Arlen dans Wayward (1932) d’Edward Sloman. Elle tourne encore jusqu’à Thank You, Mr Moto en 1937. mais handicapée par des crises d’asthme, elle meurt de cette maladie l’année suivante, à 55 ans.