1875-1963
France, Etats-Unis
Réalisateur

Né à Paris, Louis Gasnier travaille pour le théâtre quand Charles Pathé l’engage dès 1900 pour réaliser des films. Mais ses premières réalisations créditées sont en 1905, et comprennent certains des premiers courts métrages de Max Linder comme Les Débuts d’un Patineur (1907). Il travaille également pour la filiale italienne Film d’Arte Italiana, où il dirige Francesca Bertini dans Il Trovatore (1910)
Les serials avec Pearl White

En 1913, il est envoyé aux Etats-Unis diriger les installations de Fort Lee, New Jersey. Il fait alors de Pathé un des acteurs majeurs de la profession en Amérique en se concentrant sur les serials. Il remporte en particulier un grand succès avec The Perils of Pauline (1914) avec Pearl White, co-dirigé avec Donald MacKenzie.
Louis Gasnier retrouve Pearl White pour d’autres serials, The Exploits of Elaine (1914) et sa suite The New Exploits of Elaine (1915). Cette série, qu’il réalise en collaboration avec George B. Seitz et les frères Leopold et Theodore Wharton, remporte aussi un grand succès en France dans une version abrégée sous le titre Les Mystères de New York.
Chez B. P. Shulberg
En 1916 Gasnier quitte Pathé et crée Astra Films avec George Seitz, avec qui il avait travaillé sur les Elaine. Trois ans plus tard Seitz s’en va et Astra devient Louis J. Gasnier Productions. Plus tard, Gasnier est embauché par B. P. Schulberg pour diriger Preferred Pictures. Pendant ces années il est au pic de sa carrière. Il reste spécialisé dans les aventures exotiques comme Kismet (1919) avec Otis Skinner, les serials comme The Seven Pearls (1917) ou The Tiger’s Trail (1919) avec Ruth Roland, et les mélodrames sociaux, comme Maytime (1923) ou Parisian Love (1925) avec Clara Bow, la star protégée de Schulberg. That Model from Paris (1926) avec Marceline Day, est l’histoire d’une petite secrétaire qu’on oblige à se faire passer pour un top model.
Le parlant
Avec le parlant, Louis Gasnier rejoint Paramount, le nouveau studio de Schulberg, où il réalise Darkened Rooms (1929) avec Evelyn Brent, une histoire de faux médium, The Virtuous Sin (1930) mélodrame avec Kay Francis, plusieurs films co-réalisés avec le dramaturge Max Marcin, comme The Lawyer’s Secret (1931) avec Clive Brook, et des versions de films en langue étrangère, souvent avec Carlos Gardel. En 1933 il est envoyé en France où il dirige Louis Jouvet dans Topaze pour ses débuts au cinéma.
De retour en Amérique, sa carrière décline rapidement ; il réalise cependant le film de propagande anti-drogue Reefer Madness (1936). Il se retire définitivement en 1941.