1897-1974
Etats-Unis
Acteur

Native de l’Utah, fille d’un ingénieur des mines, Eleanor Compson, plus tard rebaptisée Betty, gagne sa vie comme violoniste dans un théâtre de Salt Lake City. Mais sa grande beauté lui permet de débuter au cinéma fin 1915 dans une série de courts métrages de comédie d’Al Christie, comme The Making over of Mother (1916). Elle tourne à l’occasion avec Roscoe Arbuckle, par exemple dans The Sheriff (1918) où elle est une maîtresse d’école. Elle devient une star trois ans plus tard grâce à un rôle dramatique, celui de Rose dans The Miracle Man de George Loane Tucker, face à Lon Chaney.
Une grande star d’Hollywood
Devenue une des plus grandes stars dans les années 20, Betty Compson se lance dans la production avec Prisoners of Love [L’Eveil de la Bête] (1921) d’Arthur Rosson, où elle joue le rôle principal. La même année elle brille en gitane, fille adoptive d’un lord, dans The Little Minister [Endiablée] de Penrhyn Stanlaws, et l’année suivante en danseuse en route pour l’Egypte dans Always the Woman d’Arthur Rosson.
Après The Woman With Four Faces (1923) d’Herbert Brenon, où elle se déguise pour démasquer une bande de trafiquants de stupéfiants, elle signe avec une compagnie anglaise. Elle tourne alors quatre films en Angleterre dirigés par Graham Cutts, notamment Woman to Woman (1923) et The White Shadow (1924), tous deux sur un scénario écrit par Cutts et Alfred Hitchcock.
De retour à Hollywood, elle joue pour William C. De Mille dans The Fast Set (1924), pour Clarence Badger dans Paths to Paradise (1925). Elle tourne aussi plusieurs films avec James Cruze qu’elle a épousé en 1924, notamment le western The Pony Express (1925). L’année suivante elle a un double rôle d’actrices de théâtre dans The Belle of Broadway de Harry O. Hoyt, et en 1927 elle joue dans Say it with Diamonds d’Arthur Gregor et Jack Nelson.

En 1928, elle apparaît en fiancée d’un officier dans Desert Bride de Walter Lang, en maîtresse du gangster Lon Chaney dans The Big City de Tod Browning. Elle est une prostituée du port dans son film le plus mémorable, le sombre The Docks of New York [Les Damnés de l’Océan] (1928) de Josef von Sternberg avec George Bancroft, et à nouveau en amie de gangster dans Weary River [Le Torrent Fatal] (1929) de Frank Lloyd. Elle est nommée aux Oscars pour The Barker [Forains] (1928) de George Fitzmaurice, film muet avec quelques scènes parlées.
Le parlant
Après ce succès, elle est très utilisée dans le cinéma parlant grâce à sa belle voix. Betty Compson joue une désespérée sauvée par un groupe de musiciens dans Street Girl [Un Soir] (1929) de Wesley Ruggles, une vedette capricieuse dans On with the Show ! (1929) d’Alan Crosland, puis elle est la partenaire d’Erich von Stroheim dans The Great Gabbo (1929) mis en scène par James Cruze, et celle de Gary Cooper dans la version de 1930 de The Spoilers, mis en scène par Edwin Carewe. Elle reprend son rôle de la version de 1923 dans le remake de Woman to Woman (1929) mis en scène par Victor Saville.
Betty Compson joue avec Monte Blue une petite amie de gangster dans Those who dance (1930) de William Beaudine, et une héroïne des mers du Sud dans Isle of Escape (1930) d’Howard Bretherton. Elle est une prostituée au grand cœur dans The Lady refuses (1931) de George Archainbaud. En 1932 elle est une femme du peuple en prison dans The Silver Lining d’Alan Crosland.
Mais ses films suivants sont des films à petit budget, ou bien elle joue des petits rôles comme dans Mr and Mrs Smith (1941) d’Alfred Hitchcock. Elle se retire du cinéma en 1948 pour devenir une femme d’affaires prospère avec son troisième mari Silvius Gall.