1885-1940
Etats-Unis
Réalisateur

Sans jamais atteindre les sommets de sa profession, George Fitzmaurice se taille une réputation de metteur en scène solide, particulièrement pour les drames romantiques.
Débuts dans la réalisation
Né à Paris où il étudie les Beaux-Arts, il s’installe aux Etats-Unis au début du siècle et, après avoir travaillé au théâtre comme décorateur, commence à écrire pour le cinéma en 1908. Devenu réalisateur à partir de 1914, il se fait une spécialité de diriger des actrices de théâtre dans leurs premiers pas au cinéma : Helene Chadwick dans The Naulahka (1917), Fannie Ward dans Common Clay (1919), et Elsie Ferguson dans Forever (1921). C’est le cas aussi de Mae Murray qu’il dirige dans The Right to Love (1919) et Idols of Clay (1920). En 1918 il épouse la scénariste Ouida Bergère (ils divorceront 6 ans plus tard).
Un réalisateur important des années 20
Il travaille ensuite dans tous les genres et atteint la célébrité dans les années 20. Il tourne ainsi en 1921 un film allégorique où chaque personnage incarne une notion abstraite, Experience, avec Richard Barthelmess en vedette. L’année suivante, il tourne en Angleterre The Man from Home avec Anna Q. Nilsson, et en 1923 un remake de The Cheat de Cecil B. DeMille, cette fois avec Pola Negri et qu’il produit également.
A la fin de la décennie il enchaîne plusieurs drames romantiques : His Supreme Moment (1925) avec Ronald Colman, The Dark Angel (1925) et The Night of Love (1927), tous deux avec le couple Ronald Colman – Vilma Banky, The Son of the Cheik (1926), le dernier film de Rudolf Valentino, également avec Vilma Banky. The Barker (1928), avec Douglas Fairbanks jr. et Betty Compson, se situe dans le monde du cirque, et Lilac Time (1928) est un film de guerre avec Gary Cooper.
Le parlant
George Fitzmaurice s’adapte sans problème au parlant, réalise un film policier avec Barbara Stanwyck, The Locked Door (1929), une comédie romantique avec Rod LaRocque et Billie Dove, The Man and the Moment (1929). Puis après les comédies Raffles et The Devil to Pay (1930) avec Colman, il tourne un mélodrame pré-code avec Norma Shearer, Strangers may kiss (1931). Il signe également deux des drames parlants avec Greta Garbo, Mata Hari (1931) et As You Desire Me (1932). Il est remplacé par Dorothy Arzner sur Nana (1934) mais termine The Last of Mrs Cheyney (1937) après la mort de Richard Boleslawsky.